Huile de palme et développement durable

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L’industrie malaisienne de l’huile de palme participe activement aux discussions officielles de la Table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO). Ces discussions réunissent toutes les parties impliquées, c’est-à-dire les producteurs, les transformateurs ou négociants, les détaillants, les organismes de placement ainsi que les organisations non gouvernementales (ONG) à vocation sociale et environnementale. La RSPO propose aujourd’hui le seul système de certification de l’huile de palme durable internationalement reconnu.

L’industrie a la ferme intention de jouer un rôle accru dans la protection de l’environnement. C’est avec pour objectif d’améliorer sa performance environnementale qu’elle s’implique dans la discussion et la formulation des normes ISO 14000, portant notamment sur les changements climatiques. Elle s’implique aussi dans l’éco-étiquetage, dans l’analyse du cycle de vie (évaluation des impacts environnementaux globaux d’un produit), au sein du mouvement DFE (Design for the Environment), au niveau des communications environnementales et dans l’élaboration d’un système de gestion environnementale (SGE).

Déjà, dans les plantations et les raffineries, plusieurs nouvelles approches et technologies visant à réduire l’impact de l’industrie sur l’environnement ont été adoptées au cours des dernières années. Le secteur de l’huile de palme cherche à atteindre les plus hauts standards de développement durable.

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Combattre les changements climatiques

Avec sa canopée verte et hermétique, une plantation de palmiers à huile partage de nombreuses caractéristiques avec la forêt tropicale. Elle constitue d’ailleurs un puits de carbone plus efficace pour l’absorption des gaz à effet de serre. Si une forêt tropicale assimile 25,7 tonnes de matière sèche par hectare et par an, une plantation de palmiers en assimile 44 tonnes par hectare et par an, selon une étude. Il faut aussi souligner que la production de matière sèche reste élevée pendant les 25 années du cycle de vie économique du palmier. En Malaisie, le palmier à huile est cultivé sur environ 56 % des terres agricoles, ce qui représente un peu moins de 12 % des zones terrestres du pays. Cette étendue respecte la superficie autorisée par le Plan National Agricultural 3 (PAN3) 2000-2010.

Protéger les sols et les eaux

De nombreuses mesures sont prises au moment de la plantation afin de prévenir la dégradation des sols et de conserver leur fertilité. Sur un terrain vallonné, on entreprend un travail de terrassement le long des pentes abruptes. Des fosses sont remplies de limon afin de réduire la longueur de la pente et de favoriser la rétention des nutriments du sol et des plantes. Des feuilles coupées, placées le long de la pente, minimisent l’érosion des sols et la perte d’engrais. Au sol, on plante des légumes qui contribuent à y fixer l’azote, au recyclage des matières organiques et à l’amélioration de la structure du sol. De plus, ces cultures repoussent les mauvaises herbes et contrent l’érosion et le compactage du sol tout en facilitant la pénétration des précipitations. Dans toute plantation de palmiers, on retrouve ainsi au moins six variétés de légumineuses. En région côtière, les plantations misent sur un bon drainage et une gestion de l’eau efficace pour prévenir la détérioration des sols fragiles.

L’oxygénation de l’air

L’efficacité photosynthétique du palmier à huile est remarquable. En effet, le palmier à huile a un indice de surface foliaire de 5,6, ce qui explique sa production importante d’oxygène et son absorption considérable de dioxyde de carbone. Une étude a comparé l’effet sur l’air d’une plantation de palmiers à huile à celle d’une forêt tropicale.

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Une exploitation optimale des terres

La culture du palmier à huile est la plus efficace des cultures oléagineuses au monde. Une étude a démontré qu’un hectare de palmiers à huile donnait 10 fois plus d’huile que les principales cultures oléagineuses !

Un bilan énergétique positif

Saviez-vous enfin qu’en comparaison avec les principales cultures oléagineuses, la culture et la transformation de l’huile de palme nécessitaient moins d’engrais, de pesticides et d’énergie combustible ? Une étude a démontré que la production d’une tonne d’huile de palme nécessitait environ 19,2 gigajoules (GJ) par hectare et par an et que celle-ci restituait en retour pas moins de 182,1 GJ d’énergie par hectare et par an grâce à ses produits. Cela confère à l’huile de palme un ratio d’efficacité énergétique des intrants et des extrants de 9,5, ce qui est excellent par rapport au soja (2,5) et au colza (3).

Une industrie règlementée

L’industrie malaisienne de l’huile de palme est une industrie très règlementée. Elle respecte déjà plus de 15 lois et règlements, notamment la Loi de 1960 sur l’acquisition de terres, la Loi sur la qualité de l’environnement
(1974), la Loi sur la qualité de l’air de 1978, la Loi sur les pesticides de 1974, la Loi sur la sécurité et la santé (1977) ainsi que la Loi sur la protection de la faune de 1972. L’industrie de l’huile de palme se conforme en outre au système d’analyse des risques et de maîtrise des points critiques (HACCP) et participe activement aux études d’impact sur l’environnement (EIE) et aux discussions officielles de la Table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO).